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   43. Dans l'arène d'Oznak-dûl

 

   Quelques jours s'étaient passés après que Roswyn et le fils d'Ellawen avaient dû faire face à l'attaque d'un plantigrade dont ils s'étaient néanmoins défaits sans trop de difficultés. Continuant leur route vers Oznak-dûl, les deux amis essayaient, du moins autant qu'ils le pouvaient, d'éviter les animaux sauvages de ces terres désolées.  Tout occupés à surveiller la faune des environs, ils s'engagèrent dans un petit sentier qui serpentait entre deux hautes collines lorsque, arrivés à un endroit où le chemin s'incurvait de près de quatre-vingts dix degrés vers la droite, ils aperçurent subitement, venant en sens inverse, trois gobelins en armes qui s'arrêtèrent à moins de dix mètres des deux jeunes gens.

   Dire lequel des deux groupes fut le plus étonné de se trouver ainsi en face de l'autre serait sans doute pure spéculation mais toujours est-il que Roswyn et son compagnon, les sens en alerte depuis leur rencontre avec l'ours brun de la grotte, réagirent les premiers. Le temps que les gobelins se saisissent de leurs lourd gourdins attachés dans leur dos, deux d'entre-eux déjà s'écroulaient frappés à mort. Les couteaux de la fille de Manon s'étaient logés profondément dans la poitrine d'une des deux peaux-vertes tandis que l'autre, les yeux tout grands écarquillés recevait, décochée par Elwyn, une flèche en pleine gorge. Le troisième Gobelin, rapidement avait fait demi-tour et courait sans demander son reste, afin d'échapper à ses ennemis. Il était très leste et, à l'un ou l'autre moment, il se mouvait en zigzags pour essayer d'éviter les flèches que lui décochait l'Elfe. Bientôt, le Gobelin avait déjà pris une avance de vingt à vingt-cinq mètres sur ses poursuivants lorsque Roswyn, tout en se saisissant de son arc s'écria :

   - Vite Elwyn, ne le rate pas cette fois. S'il parvient à rejoindre ses congénères, c'est notre mort assurée !

 

   La flèche de l'Elfe, rapidement fendit l'air et alla s'écraser sur une petite roche juste à la gauche du Gobelin après que celui-ci eût fait un léger écart en entendant le sifflement du trait provenant de l'arrière. Déjà, la flèche de Roswyn, aussitôt décochée après celle d'Elwyn, surprit la peau-verte qui n'eut pas le temps de l'éviter. Elle l'atteignit entre les deux épaules et le fit basculer vers l'avant où il s'écroula les bras en croix.

   Essuyant les gouttes de sueur qui perlaient à son front, le fils d'Ellawen dit à son amie :

   - Heureusement que je t'ai appris à tirer à l'arc, celui-là ne pouvait absolument pas nous échapper !

 

   Un petit sourire moqueur fut la seule réponse de la fille de Manon. Celle-ci retira ensuite ses deux couteaux de la poitrine d'un des ennemis qu'elle avait tués et les essuya à l'aide d'herbes sèches d'une petite touffe qui se mourait sur le côté du chemin.

 

   Après avoir constaté la mort des trois Gobelins, ils cachèrent leurs corps dans le creux d'une colline en les recouvrant d'herbes sèches sur lesquelles ils ajoutèrent quelques pierres qui, nombreuses, recouvraient les environs. Leur travail terminé, l'Elfe dit à Roswyn :

 

   - Voilà... Ni vu ni connu. Nous pouvons reprendre notre chemin mais restons sur nos gardes.

   - A ton avis, demanda Roswyn,sommes-nous encore loin d'Oznak-dûl ?

   - Je ne le pense pas. Nous devrions sans doute y entrer demain dans l'après midi, ce qui veut dire que nous passerons encore une nuit dans une de ces nombreuses grottes de la région.

   - Bien que j'ignore ce qui nous attend là-bas, répondit la fille de Manon, je préférerais déjà y être plutôt que me fatiguer à parcourir ces chemins qui traversent d'interminables régions brûlées par les rayons du soleil. Mis-à-part l'une ou l'autre bête sauvage que nous avons rencontrées, ces contrées restent sinistrement vides de toute vie.

   - Ne t'inquiète pas pour cela, lui dit alors Elwyn. Elles ne resteront plus vides très longtemps, dans peu de temps nous serons entourés de Gobelins !

 

   Une nouvelle nuit tomba sur les voyageurs qui entrèrent dans un abri rocheux afin de s'y reposer. Après avoir fait un feu pour éloigner les éventuels carnassiers à la recherche de l'une ou l'autre pitance et après avoir mangé leur dernière ration, ils s'endormirent sur un sol rude où simplement une couverture de laine avait été étalée.

   La nuit se passa sans que rien ne vienne perturber le sommeil des voyageurs. L'un après l'autre, comme au cours de chaque nuit passée dans les grottes, il avaient chacun pris un tour de garde. Et ce fut donc les traits tirés, qu'au petit matin ils reprirent leur chemin en direction de la capitale des Gobelins. Après plusieurs heures de marche tout en se cachant des habitants de la région qui maintenant se faisaient de plus en plus nombreux, ils arrivèrent sur le haut d'une large cuvette circulaire au fond de laquelle apparut l'importante cité d'Oznak-dûl.

   Peu de temps auparavant, Roswyn et le fils d'Ellawen, ayant repérés un endroit dont ils pourraient facilement se souvenir, y cachèrent leurs armes malgré les dernières supplications d'Elwyn qui ne se lassait pas de répéter que c'était pure folie que de vouloir se séparer de celles-ci.

 

   - Les garder sur nous pour entrer dans la cité signerait notre arrêt de mort sur le champ, avait répondu la fille de Manon. A toi de voir ce qui te convient le mieux !

 

   Résigné, l'Elfe ne répondit rien. Tous deux se mirent alors à descendre des escaliers menant à la cuvette. Celle-ci comptait quatre rampes au total et il sembla aux jeunes gens que chacune d'entre-elles avait été construite à égale distance l'une de l'autre par rapport à la cité.

   Bientôt le nombre de Gobelins voyageant en dehors de la ville se fit bien plus conséquent, les peaux-vertes regardaient les jeunes gens avec des expressions où se mêlaient curiosité et haine. Quelques-uns d'entre-eux se mirent à vociférer dans un langage guttural en apercevant Roswyn et son compagnon et coururent vers la cité en gesticulant et en poussant des cris aigus.

   Sans se démonter pour autant et gardant un calme relatif, Elwyn et la fille de Manon continuèrent leur descente comme si de rien n'était tout en montrant aux autochtones qui les dévisageaient d'un peu trop près qu'ils n'étaient pas armés.

   Un mouvement de foule se fit à mi-chemin et bientôt, une troupe de guerriers en armes entourèrent les deux jeunes gens en criant et en les bousculant bien que ceux-ci montraient à nouveaux qu'ils ne portaient pas d'armes. Un chef sans doute, ordonna à sa troupe de baisser le ton et donna des ordres pour que les jeunes gens soient arrêtés et entravés, pieds et poings liés. Chacun d'entre-eux fut couché à terre et solidement attaché à un solide rondin de bois de trois mètres environ. Se saisissant des extrémités de chacune des deux barres, un Gobelin la hissa sur une épaule et sur un ordre du chef, la petite troupe se mit à descendre le reste de la longue série de marches qui conduisaient vers la cité. Elwyn voulu se plaindre de son inconfort mais un coup de bâton dans les côtes lui rappela qu'il valait mieux faire profil bas pour l'instant. Accompagnés par toute une foule en colère qui les invectivait de belle manière, les deux prisonniers entraient quelques instants plus tard dans cette cité d'Oznak-dûl dont le nom seul faisait frémir bon nombre de Méruviens.

   Bientôt, la petite troupe arrivait sur une place qui bordait la ville elle-même et sur les pourtours de laquelle des cages de bois, servant de prisons, avaient été érigées. Sans aucun ménagement, les prisonniers furent jetés dans l'une d'entre-elles et se retrouvèrent inconfortablement allongés sur le sol. La porte fut rapidement refermée sur eux et une chaîne en fer fut apportée pour relier un barreau de la porte à la cage elle-même. Pendant une ou deux heures, une foule importante, se pressant contre les rondins de la prison, se mit à défiler devant les deux amis tout en hurlant des mots inintelligibles mais chargés de menaces.

 

*   *   *

 

   Oznak-dûl, la capitale du pays gobelin n'avait rien d'une ville construite dans le style méruvien. Bien que de dimensions relativement importantes, la cité n'était bâtie que de maisons faites de bois et et de peaux de bêtes. Aucun monument, aucune construction d'importance n'était visible sur toute l'étendue de la capitale. Celle-ci était relativement jeune car Ishtouk, le roi actuel, ne l'avait fait construire qu'une trentaine d'années auparavant. Avant cela, les gobelins, pratiquement tous disséminés sur l'étendue de leurs territoires, vivaient en petits clans qui le plus souvent, se chamaillaient et se faisaient même quelquefois la guerre.

   Ishtouk, le chef du clan le plus important, avait su s'imposer parmi tous ces commandants plus ou moins belliqueux et était parvenu, au bout de deux ans, à réunir toutes les tribus sous son autorité. En même temps, il fut décidé de construire une cité d'importance qui abriterait la majorité des clans gobelins ayant tous portés allégeance à Ishtouk. Celui-ci se vit attribuer le titre de roi et, doté d'une nature aventureuse, il se mit à harceler les régions Nord de Meruvia, et notamment les Collines de Rochegrise. De temps à autre, quelques petits groupes d'une dizaine de Gobelins réussissaient à s'infiltrer jusque dans le nord et l'extrême est de la forêt de Nooren mais il s'agissait surtout de mouvements de repérage et de surveillance des alentours des cités de Sirgonia ainsi que de la capitale Ethyria. Ces manoeuvres d'espionnage ne duraient généralement jamais bien longtemps car le plus souvent, ces peaux-vertes se faisaient prendre au cours de leurs déplacements par des troupes armées patrouillant en dehors des villes.

   La seule véritable guerre menée par Ishtouk fut la récente tentative d'invasion du Pays des Ombres à l'est. Bien que secondée d'une centaine de trolls, géants terrifiants ressemblant plus à des bêtes sauvages qu'à des êtres humain, l'armée du roi subit une cinglante défaite dans laquelle un millier de ses guerriers restèrent sur le terrain.

   Le roi avait vécu quelque temps avec une jeune humaine. Des bruits couraient dans la cité que celle-ci lui aurait donné un fils mais que ce dernier avait été caché et soustrait des regards de la tribu à la demande du Grand Shaman Trook. Ce dernier, ami d'enfance du roi, savait que certains membres influents de la tribu auraient demandé la mort de l'enfant car celui-ci était en effet quelque peu difforme et n'aurait donc pas eu sa place parmi l'élite du peuple gobelin.

   Un soir, craignant pour sa vie et celle de son fils, la jeune humaine s'enfuit d'Oznak-dûl et prit la direction du Royaume de Meruvia où elle s'installa dans une ville de l'Est. Ishtouk pris alors pour femme une jeune gobeline issue d'un important clan de la cité. Un an plus tard, sa femme lui donnait un fils légitime qui serait appelé à prendre la succession de son père.

   Au fil des années, le fils, dénommé Eshalk, devint un solide guerrier mais aussi une véritable brute. Toujours en quête d'une quelconque bagarre, il ne se privait pas de blesser et de casser l'un ou l'autre membre d'un de ses opposants. Son père avait bien du mal à réfréner les ardeurs guerrières de son incorrigible fils mais celui-ci n'en faisait qu'à sa tête, ignorant généralement les remontrances et le courroux d'Ishtouk. Devenu adulte, son père lui confia le commandement d'une importante partie de l'armée gobeline mais s'était fermement opposé à la participation d'Eshalk à l'invasion du Pays des Ombres.

 

*   *   * 

 

   Le jour où des guerriers d'Oznak-dûl s'étaient emparés d'une jeune humaine et d'un Elfe, le fils d'Ishtouk s'était empressé de rejoindre la cage de la petite place où étaient détenus Roswyn et le fils d'Ellawen. Dès que le fils du roi fut entré dans leur prison, les deux jeunes gens faillirent laisser s'échapper un cri de surprise en jetant un coup d'oeil vers le nouveau venu. En effet, au cou de celui-ci et brillant de mille feux, pendait le collier de la déesse Ellen. Très vite, les visages d'Elwyn et de la fille de Manon reprirent une expression neutre mais leur grand étonnement, bien que relativement court, n'avait pas échappé au fils du roi. Son regard inquisiteur s'étant attardé sur le visage de la jeune femme, Eshalk donna rapidement des ordres pour que les prisonniers soient débarrassés de leurs entraves et amenés par devant le roi. Seules leurs mains restèrent attachées derrière leur dos.

   La demeure d'Ishtouk n'était guère plus grande que la plupart des habitations de la cité. Elle était cependant parée de nombreux ornements extérieurs et intérieurs qui distinguaient la demeure du roi des autres lieux de résidence des Gobelins.

   Ishtouk trônait à l'extrémité d'une salle de dimensions moyennes. Ayant appris la capture de deux étrangers voyageant sans armes à proximité de la capitale, il en fut tout étonné et avait fait demander la présence à ses côtés du grand shaman Trook après avoir chargé son fils d'amener les deux prisonniers en sa présence.

   Poussés sans ménagement, les deux jeunes gens furent amenés devant le trône où le roi, au même titre que son fils, dévisagea longuement Roswyn avant de s'exprimer :

 

   - Je parle le méruvien, dit-il à la jeune femme, je voudrais savoir ce que tu fais ici dans notre territoire, accompagnée de cet... Elfe ? Il n'entre cependant pas dans l'habitude des étrangers d'oser parcourir nos région et d'arriver sains et saufs jusqu'à notre capitale !?

 

   Soutenant le regard sévère du roi, Roswyn répondit :

   - Sache, ô roi, que nous ne sommes pas des ennemis. Nous sommes de paisibles marchands qui avons été attaqués et dépouillés des biens que nous avions en notre possession. C'est ainsi que nous avons perdu notre charrette ainsi que toutes les marchandises que celle-ci contenait. Ayant été agressés à l'intérieur de votre territoire par des bandits des Collines de Rochegrise, nous avons décidé, mon compagnon et moi-même de poursuivre jusqu'à Oznak-dûl où nous pensions être en sécurité lorsque vos guerriers se sont jetés sur nous et nous ont mis en cage.

 

   Ce fut Eshalk qui, fermement répondit :

   - En sécurité, dis tu ? Il faut croire que tu es bien téméraire soit très naïve de croire que tu seras en sécurité dans un territoire gobelin. Vous, les étranger, vous êtes tous nos ennemis.

 

   Lentement, et sans dire un mot, le roi leva la main droite comme pour inviter son fils à se taire. A ce moment, le grand-shaman Trook se pencha vers Ishtouk et lui glissa quelques mots à l'oreille. Après avoir attentivement écouté le shaman, le roi reprit à l'endroit de Roswyn.

 

   Le shaman ici présent m'affirme, que tu n'as rien d'une marchande. Tes manières sont celles d'une humaine de la noblesse ou de la haute société de Meruvia. Encore une fois, qui es-tu et que fais-tu ici ?

 

   Petit-à-petit, la fille de Manon commençait à prendre peur et elle sentait les battements de son coeur s'accélérer dans sa poitrine. Elwyn s'en aperçut et, dans l'intention de venir en aide à son amie, voulut à son tour prendre la parole mais Eshalk le fit taire de façon brutale. Il gifla le fils d'Ellawen et lui dit :

   - Tais-toi, chien d'Elfe... Ton tour viendra plus tard, laisse répondre la fille !

 

   Après avoir pris une profonde respiration, Roswyn se tourna à nouveau vers le roi et répondit :

   - Je te l'ai dit. Nous sommes d'honnêtes marchands qui parcourons le royaume et nous avions décidé de prolonger notre route jusqu'à vos territoires afin de vous présenter des biens et des marchandises qui auraient été susceptibles de vous intéresser. Cependant, comme je te l'ai déjà dit, nous avons été détroussés par des voleurs.

   Eshalk s'approcha de la fille de Manon et glissa les doigts de sa main velue dans sa chevelure bonde. Un affreux sourire éclaira la face bestiale du Gobelin. Celui-ci approcha sa figure du visage de Roswyn qui eut de la peine à soutenir son haleine fétide lorsqu'il lui dit :

   - Je crois que tu présenterais très bien dans mon harem, je pourrais même faire de toi ma favorite !

 

   A ces mots, Elwyn n'y tenant plus, se mit à crier :

   - Tu ne toucheras pas à cette femme, espèce de porc... Donne-moi une arme et je te ferai rentrer tes paroles dans la gorge !

 

   Bizarrement et contrairement à ses habitudes, Eshalk ne se démonta pas mais au contraire se mit à rire.

   - Ho ho... Le chien de Blanpeau se rebiffe car il porte sans doute un certain intérêt à l'humaine ?

   - Il suffit, s'écria alors le roi. Jusqu'à nouvel ordre, je m'en remettrai à l'intuition du grand shaman en ce qui concerne la mystérieuse jeune femme.

 

   Puis, se tournant vers Roswyn, il ajouta :

   - Je crois effectivement, comme Trook me le laisse sous-entendre, que tu sois quelqu'un d'autre qu'une... marchande et que tu pourrais sans doute nous rapporter beaucoup d'or. Puisque tu ne veux rien dire tu resteras ici dans ma maison en attendant que je décide de ton sort ! Quant à... l'Elfe…

   - Laissez-moi m'en occuper père, dit alors Eshalk. Puisque ce chien m'a insulté et a demandé une arme, il combattra, mais ce sera dans l'arène et non contre moi. Je lui réserve d'autres combattants ah ah ah !

   - Et bien soit, répondit le roi. C'est donc toi qui t'occuperas de l'Elfe mais sache cependant que je t'interdis de t'approcher de la fille !

 

   A ces mots, le visage dEshalk se durcit. Il pensa :

   - N'y compte pas trop père... Je prendrai cette fille quand je l'aurai décidé !

 

   Puis, appelant quelques gobelins de sa garde, il dit :

   - Que l'on ramène l'Elfe dans sa cage, demain il combattra dans l'arène !

 

   Risquant le tout pour le tout, Elwyn s'adressa au fils du roi :

   - Puisque tu sembles convaincu que mes adversaires me battront, je te demande une chose : Si je sors vainqueur de l'épreuve, promets-moi de me laisser la vie.

 

   Tout étonné de la requête du fils d'Ellawen, le regard dur d'Eshalk se fit tout-à-coup amusé. Un rire gras le secoua tout entier :

   - Si tu sorts vainqueur de l'épreuve dis-tu ? Si tu sorts vainqueur de l'épreuve... Ah ah ah... Et bien soit, si tu sorts vainqueur de l'épreuve, je te ferai grâce de la vie mais je ne pense pas que tu sortes vivant de l'arène ah ah ah !

 

   Une dernière fois, le regard de Roswyn s'arrêta sur le collier qui ornait le cou du Gobelin. Elle pensa :

   - En tout cas je sais où se trouve le collier d'Ellen. Nous devons nous en emparer et quitter ce maudit pays au plus tôt. Pourvu que la déesse fasse qu'Elwyn puisse rester en vie...

 

 

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