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   44.  Un mariage très attendu 

 

   Le jour était enfin arrivé où le gouverneur Théodorus de Sirgonia devait se rendre à Ixos afin de convenir aux arrangements concernant le mariage de sa fille Blanche avec Bertrand, le fils de Manon et capitaine de l'Alliance du Nord dans la grande cité de l'Est. Aux dernières nouvelles, il serait attendu vers la fin de la journée et accompagné de dame Irène et de Rupert, principaux éléments de son conseil. Blanche, non directement concernée par les tractations devant se dérouler entre les deux familles, resterait à Sirgonia, attendant avec impatience de connaître enfin la date de son mariage avec celui qui, plus que tout autre, avait fait battre son coeur.

   Depuis le jour où Bertrand l'avait sauvé, ainsi que son épouse et sa fille, de la menace des brigands opérant dans la forêt de Nooren, Théodorus s'était pris d'affection pour le fils de Manon et le tenait en haute estime. Le jeune homme avait alors avoué au gouverneur son amour pour Blanche . Celui-ci, voyant en une possible union entre les deux jeunes gens, une place prépondérante que pourrait prendre Sirgonia au sein de l'Alliance du Nord, avait accepté que sa fille puisse épouser Bertrand, celui-ci lui-même promis à de hautes fonctions dans l'Alliance à court ou à moyen terme. Sans réellement se préoccuper du bonheur de sa fille, Théodorus n'était donc concerné que par la place que devait prendre Sirgonia au sein de l'Alliance du Nord.

   Ce soir là, Manon, Aldebert et Ethiolas, reçurent la délégation de l'allié de l'Ouest, Bertrand, lui-même n'étant lui non plus impliqué directement dans les tractations en cours, attendait dans ses appartements, que sa présence soit requise afin de clore tous les débats concernant cette visite.

   Eleonor tenait compagnie au fils de Manon. Ils avaient passés leur première nuit ensemble et lors de celle-ci, ils s'étaient jurés que rien ni personne au monde ne pourrait les empêcher de vivre cet amour naissant mais oh combien très fort qu'ils ressentaient actuellement.

   Tout en passant les doigts de sa main dans l'épaisse chevelure de son bien-aimé, la fille de Gildric demanda :

   - Comment crois-tu qu'ils vont accepter ton refus d'épouser Blanche ?

   - Je pense qu'ils le prendront mal. Je sais que Théodorus compte sur ce mariage pour hausser son prestige dans l'Alliance mais néanmoins rien n'a été signé entre lui et moi. Je ne suis astreint en aucune manière d'épouser Blanche et j'estime que j'ai encore toute liberté à décider de mes propres choix.

 

   Une légère grimace dessina les lèvres d'Eleonor. Elle demanda :

   - Il est encore heureux que ta mère ne te force pas à épouser la fille du gouverneur mais je me demande comment vas-tu t'en tirer auprès de celui-ci et quelle raison donneras-tu à ce soudain revirement ?

   - Pour ce qui est de ma mère, répondit Bertrand, il n'est jamais entré dans ses intentions de me faire épouser qui que ce soit à l'encontre de ma volonté, quant à la raison à donner au gouverneur, je ne la connais pas encore mais Manon m'a assuré qu'une idée avait germé dans son esprit et qu'elle comptait bien s'en servir afin de me tirer d'embarras.

 

   A ces mots, la fille de Gildric se jeta dans les bras de Bertrand.

   - J'en suis heureuse, dit-elle en le couvrant de baisers, tu dois être à moi et à moi seule !

 

   Au même moment, un valet introduisait la délégation de Sirgonia dans les appartements de Manon. Théodorus, paré de tous ses attributs de gouverneur de Sirgonia, salua la mère de Bertrand ainsi qu'Aldebert et Ethiolas. S'adressant à Manon avec un large sourire aux lèvres, il lui dit :

   - Madame, je suis heureux de rencontrer la mère du héros qui m'a sauvé la vie ainsi que celle de mon épouse et de ma fille. Vous pouvez être fière d'avoir un fils possédant une telle volonté de fer et un courage sans limites.

 

   Le rose ayant coloré ses joues, Manon répondit que son fils n'avait fait que son devoir en essayant d'aider des personnes en détresse et qu'il en aurait fait de même pour n'importe qui ayant eu à subir semblable attaque en quelque lieu que ce soit. C'est alors que dame Irène, la tante du gouverneur, prit la parole à son tour :

   - Ne vous défendez pas Madame, votre fils est devenu un véritable héros à Sirgonia et c'est avec une joie immense que nous l'accueillerons dans notre famille. Notre Blanche ne tient plus en place et attend avec impatience que nous lui rapportions la date du mariage avec son bien-aimé Bertrand.

 

   Le silence gênant qui succéda aux paroles de la tante de Théodorus n'échappa à personne mais ce fût le rusé Rupert qui en premier le remarqua  et se permit la remarque suivante :

   - Un problème ? Il me semble que les paroles de dame Irène vous ont quelque peu gênés !?

 

   Sans perdre de son assurance, Manon, s'adressant au gouverneur lui-même, répondit :

   - Ah, Excellence ! Nos enfants, petits ou grands, ne nous causent que des soucis. Figurez-vous que mon idiot de fils a engrossé une jeune fille et s'en trouve totalement perturbé, et dès lors il ne sait plus que faire !

 

   Un large sourire illumina le visage de Théodorus. Puis, avec un rire gras, il dit à la mère de Bertrand :

   - Ah ah ah ! Voyons chère madame, je ne vois pas en quoi ceci est un problème, il faut bien que nos jeunes gens s'amusent un peu. Ce n'est pas un souci, nous dédommagerons la fille à l'aide de quelques pièces et tout sera dit !

 

   Aldebert, l'ex-bailli d'Ilos, vint au secours de Manon :

   - Ce n'est pas aussi simple, excellence, la jeune fille en question n'est pas n'importe qui. Il s'agit en effet de la fille de Gildric, le gouverneur de Cinaxa en Phaéton et celui-ci exige réparation. Il ne veut rien entendre d'autre que l'union de sa fille avec Bertrand. Il nous a en outre menacés de s'allier au duc de Roncenoir si ce mariage ne devait pas aboutir.

 

   Les yeux grands ouverts et la mine déconfite, Théodorus et ses deux conseillers se regardèrent l'un l'autre, tout ébahis de la nouvelle qu'ils venaient d'apprendre. S'adressant à Manon, le gouverneur de Sirgonia lui dit :

   - Madame, croyez bien que ce que je viens d'apprendre n'est pas de nature à me satisfaire mais je vous demanderai de nous permettre, mes conseillers et moi, de nous retirer à l'écart quelques instants afin que nous puissions prendre une décision concernant cette fâcheuse nouvelle.

   Manon conduisit elle-même la délégation de Sirgonia dans une petite pièce attenant à son salon puis, tremblante, réintégra celui-ci.

 

   En cherchant une réponse sur les visages d'Aldebert et Ethiolas, la mère de Bertrand se mit à geindre :

   - Ah ! Fallait-il que ce jeune fou tombe amoureux de cette Eleonor de Cinaxa ? Nous avons dû mentir en avançant la grossesse de la fille de Gildric... Et maintenant, quelles seront les conséquences de tout ceci ? Mon idiot de fils n'a jamais fait que me causer du souci, il m'enverra dans la tombe !

 

   Sans répondre à Manon, l'ex-bailli d'Ilos se pencha vers Ethiolas puis, après lui avoir glissé quelques mots à l'oreille, sortit du salon et quitta l'appartement de la mère de Bertrand. Celle-ci, étonnée du comportement d'Aldebert, dit à l'ancien maître de la Guilde des Marchands d'Ethyria :

   - Et bien... Où va-t-il ainsi sans rien me dire ? Il n'est pourtant pas le moment de me laisser dans l'embarras !?

 

   Ethiolas se contenta de hausser les épaules, semblant tout étonné lui aussi. Quelques instants plus tard, la délégation de Sirgonia faisait à nouveau son entrée dans le salon de Manon. Le regard sévère, le gouverneur Théodorus s'adressa à la mère de Bertrand en ces termes :

   - Madame... Veuillez faire appeler votre fils immédiatement je vous prie. Il entre dans mon intention de le mettre en face de ses responsabilités !

   Un peu plus tard, la figure blême, Bertrand faisait à son tour son entrée dans le salon de sa mère. Immédiatement, Théodorus lui dit :

   - Tu as sauvé ma famille et je t'en serai éternellement reconnaissant. Il n'en est pas moins vrai que tu as engrossé la fille du gouverneur Gildric de Cinaxa, mais ceci ne me concerne en aucune manière et n'est pas un problème pour moi. Ce que je désire le plus est le bonheur de ma fille et tu sais combien elle t'aime, tu as pu le constater à maintes reprises. Blanche attend avec impatience de connaître la date de votre mariage et je te demande de me répondre avec franchise, épouseras-tu ma fille ou refuseras-tu afin de prendre la Phaétonienne pour femme ? Je te préviens à l'avance que l'avenir de l'Alliance du Nord dépendra de ta réponse, je suis prêt à mettre un terme à cette alliance en cas de refus de ta part. Je t'adjure donc de bien réfléchir à ce que tu vas me répondre car mes conseillers et moi-même ne reviendrons pas sur notre décision.

 

   Tous, les uns inquiets et les autres décidés, attendaient la réponse du fils de Manon qui, le regard vague et la bouche sèche, n'arrivait pas à prononcer une parole. A ce moment, la porte du salon qui était restée entrouverte, fut rapidement poussée et Aldebert, suivi du général Eudes, fit son entrée dans la pièce. Après avoir jeté un regard courroucé à Bertrand qui aurait voulu se trouver à mille lieues de l'endroit, Eudes s'avança vers le gouverneur de Sirgonia et, après l'avoir rapidement salué, lui dit d'un air assuré :

   - Soyez sans crainte gouverneur, ce mariage se fera et la date en sera fixée ce jour-même, je vous en donne ma parole.

 

   Un large sourire éclaira la face de Théodorus qui, se tournant alors vers Manon, chercha son acquiescement.

 

   Un signe de tête affirmatif fut la seule réponse de la mère de Bertrand tandis qu'Ethiolas poursuivait :

   - Le général Eudes a reçu des autorités de Sirgonia le titre de général en chef de l'Alliance. Il est de ce fait absolument inconcevable que cette alliance prenne fin pour des considérations de second ordre alors que la menace que fait peser sur Meruvia tout entier le faux-roi qui trône à Ethyria est, quant à elle, bien réelle.

 

   - Tout-à-fait, répondit l'ex-bailli d'Ilos et nous sommes certains que Manon le comprend très bien.

   - Et je n'ai pas de doutes à ce sujet, ajouta le général.

 

   Puis, se tournant à nouveau vers Bertrand, il lui dit :

   - Rentre immédiatement dans tes quartiers de l'Alliance et restes-y jusqu'à nouvel ordre, je te verrai plus tard !

 

   Manon regarda son fils sortir du salon la tête basse. Qu'avait-elle espéré en inventant cette histoire de grossesse de la fille du gouverneur Gildric de Cinaxa ? D'un côté, son coeur de mère avait pitié de son fils, mais d'autre part elle ne pouvait s'empêcher d'être furieuse contre lui en ce qui concerne tous les désagréments qu'elle devait subir par sa faute.

 

*   *   *

 

   A Ethyria, Zylniel, emprisonnée dans l'un des cachots humides de la tour noire, se maudissait d'avoir fait le voyage vers la capitale de Meruvia afin d'y rencontrer Norbert de Roncenoir. Celui-ci, furieux d'apprendre que les enfants de Manon lui avaient échappé, s'en était rageusement pris à la reine des Ombres et l'avait aussitôt fait enfermer.

   La belle avait beau se torturer l'esprit et rechercher par quel moyen pourrait-elle échapper au maître d'Ethyria qu'elle en vint à se résigner sur sa situation et à espérer qu'un miracle ne vint à la sortir de ce mauvais pas.

   Elle aurait voulu entrer en communication avec ses Ombres pour en faire venir un petit détachement à son secours mais son pouvoir de magicienne en ce qui concerne la communication avec les membres de son peuple ne pouvait se faire qu'à l'intérieur de l'Ombrie, à moins que l'un de ceux-ci ne se trouve à une distance raisonnable d'elle, ce qui en l'état actuel signifiait la cité d'Ethyria et ses environnements proches. Ce fut donc avec le plus grand dépit que Zylniel dut admettre que cette solution n'était pas du tout envisageable.

   Une grande lassitude envahit dès lors la magicienne. Depuis son arrestation et son transfert dans la tour noire, elle n'avait pas revu Norbert et elle se demandait avec inquiétude quel était le sort que le duc de Roncenoir allait lui réserver. Bien sûr, il lui avait dit que sa captivité durerait jusqu'au moment où il aurait mis la main sur les enfants de la paysanne Manon mais, pour l'instant, ceux-ci se trouvaient en Orcie et elle se rappelait d'avoir elle-même demandé à Oumma, la soeur du commandant Braniek, que les enfants soient surveillés de telle façon à ce qu'ils ne puissent pas quitter le pays. Quelques larmes se mirent à couler sur les joues de la magicienne. Bien que forte de caractère, celle-ci ne voyait pas comment et surtout ''quand'' pourrait-elle sortir de sa sombre geôle et s'enfuir loin de la capitale.

   Une nuit, alors que Zylniel, profondément endormie, se débattait dans des cauchemars les plus horribles les uns que les autres, un bruyant déclic se fit entendre à la lourde porte de sa geôle et celle-ci s'ouvrit avec un grincement strident, réveillant la reine qui, encore à moitié endormie et tant bien que mal, parvint à se mettre en position assise sur sa couche et regarda dans la direction d'où le bruit avait été émis. A l'entrée de la pièce, deux hommes discutaient à voix basse et c'est avec peine que la magicienne put distinguer quelques mots. Un visiteur, qu'elle ne pouvait reconnaître à cause de l'obscurité de la cellule disait à un geôlier :

   - Laisse-moi maintenant et attends derrière la porte, je frapperai dès que j'en aurai terminé.

 

   Lentement, l'homme s'avança vers l'endroit où Zylniel, assise sur sa couche, essayait de reconnaître l'individu qui s'approchait d'elle. Celui-ci s'arrêta à un mètre à peine de la magicienne et, la contemplant avec un sourire narquois, luit dit :

   - Ho ho, belle reine, je vois que tu as reçu une faveur spéciale ? On t'a installé ce qui ma fois ressemble à un lit et c'est quand-même mieux que dormir sur la paille... Et comment se porte la grande reine des Ombres, tu sembles beaucoup moins fière, maintenant que tu es bêtement tombée entre les griffes de Norbert de Roncenoir ?

 

   Reconnaissant la voix de son visiteur, Zylniel, tout étonnée et s'exprimant avec peine, lui dit :

   - Arethos !? Que viens-tu faire ici maudit sorcier... Sans doute es tu là pour te gausser de me voir dans cette situation ?

 

   - Ah ah ah, oui je le pourrais, répondit le Sombrepeau. Cependant, j'ai un grand projet en vue en ce qui concerne l'avenir des Elfes noirs. J'en ai rencontré quelques-uns dans le royaume et sachant que ceux de ma race ont pratiquement totalement disparu de Meruvia, je me suis enquis de l'endroit d'où provenaient ceux-ci. J'ai été stupéfait d'apprendre qu'une tribu entière s'était retirée sur une île se trouvant de l'autre côté de la Mer des Ténèbres, et ils n'attendent qu'une chose, un chef qui les ramènera dans la région des Landes Sombres où ils pourront reconstruire leur civilisation.

 

   Un petit sourire apparut sur les lèvres de la reine des Ombres. Elle répondit :

   - Tu te moques de moi sans doute ? Personne n'ignore qu'il est impossible de traverser la Mer des Ténèbres... Et quand cela se pourrait, je ne vois pas pourquoi tu me racontes tout ça !? En quoi suis-je concernée par ton histoire ? Es-ce toi le chef qui voudrait rendre leur splendeur aux Sombrepaux ?

   - Non, ce n'est pas moi, et c'est à ce sujet que j'aurais besoin de ton aide. Je sais que tu n'ignores pas que c'est de ma faute si tu n'as pas pu ressusciter mon frère Maerwel. A ce sujet je dois te dire que la tribu sombrepeau tout entière regrette l'absence de mon frère et aurait voulu que, s'il eut encore été en vie, ce soit lui qui dirige notre peuple. J'ai donc changé d'avis en ce qui concerne cette résurrection car ce n'est qu'auprès de Maerwel seul que je pourrai obtenir quelque reconnaissance et quelque pouvoir politique. Le duc de Roncenoir ne fait appel à moi que lorsqu'il considère que c'est vraiment nécessaire, et encore... Je sais qu'il ne m'aime pas malgré tout le faire-semblant qu'il me montre. J'ai donc besoin de ton aide car je sais que toi seule est capable de réaliser la résurrection de Maerwel. Tu ne peux pas refuser, sachant que selon les volontés de Baal tu deviendrais l'épouse de mon frère et ce faisant, nous éloignerions le courroux du dieu qui s'est abattu sur nous et recevrions sans aucun doute sa bénédiction pour avoir fidèlement exécuté ses volontés.

 

   Les paroles d'Arethos décontenancèrent quelque peu Zylniel. Elle mit un temps assez long à répondre au sorcier, tâchant d'analyser tout ce qu'elle venait d'entendre. Finalement, elle répondit :

   - Tu as brisé mon rêve de ressusciter ton frère et maintenant tu viens me proposer de répéter cette oeuvre avec ton aide !? Bien entendu que j'accepte ! Tu sembles cependant ignorer que je suis retenue ici dans cette geôle de la tour noire et que Norbert a plus d'un oeil fixé sur moi. Es-ce possible que tu puisses seulement me faire sortir d'ici ? D'ailleurs comment as-tu réussi à rejoindre ma cellule ?

   - Tu sembles ignorer que j'ai mes entrées au palais d'Ethyria et quant au reste, je ne connais aucun garde qui soit insensible au tintement de quelques pièces d'or.

   - Bien... nous verrons cela, répondit la magicienne. En tout cas, si tu arrives à me faire sortir d'ici je t'en serai reconnaissante et qui sait, nous pourrions redevenir amis comme nous l'étions il y a bien longtemps de cela, avant que Baal ne décide de semer la zizanie entre nous !

 

   Arethos eut un petit sourire moqueur et répondit :

   - Amis ? Oui, pourquoi pas ! Maintenant je dois te laisser car le garde qui m'a fait entrer ici doit certainement s'impatienter, la peur du duc règne en maître au palais. En attendant, tiens-toi prête, dans quelque temps quelqu'un viendra te faire sortir d'ici, mais par sécurité tu lui demanderas : ''Qui t'envoie ? ''. Il devra te répondre :

''Arethos, le sorcier "

 

   Après le départ du frère de Maerwel, la magicienne se remit à espérer et pour la première fois depuis longtemps, un sourire éclaira son visage.

   Arrivé à l'extérieur du palais, Arethos se frotta les mains et, d'un air extrêmement satisfait, se dit :

"Pauvre folle... Tu ne feras que servir mes intérêts ! Maintenant tu vas bientôt quitter la cellule de Norbert pour tomber entre mes griffes... Dans peu de temps ma vengeance va enfin pouvoir s'accomplir !"

 

 

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